"Nous n’avons pas fait capoter le mariage entre Renault et Fiat", déclare Bruno Le Maire

franceinfo
Le président de Renault avait, mercredi devant les actionnaires du constructeur automobile, fait porter la responsabilité de l'échec de la fusion entre Renault et Fiat-Chrysler sur l'État-actionnaire.

Devant les actionnaires de Renault, mercredi 12 juin, Jean-Dominique Senard a mis en cause l'État dans la fusion avortée entre le constructeur automobile et Fiat-Chrysler. Bruno Le Maire a tenu à répondre au président de Renault, jeudi matin sur franceinfo. Selon le ministre de l'Économie, l'État n'a "pas fait capoter le mariage entre Renault et Fiat".

Nous n'avons jamais opposé, nous, État, de veto à cette opération.

Bruno Le Maire

à franceinfo

"Nous avons simplement demandé, voyant que Nissan n'apportait pas son soutien, cinq jours supplémentaires pour examiner une opération à 30 milliards d'euros de capitalisation", a expliqué Bruno Le Maire. Le ministre de l'Économie précise toutefois avoir choisi de privilégier l'Alliance déjà établie entre Renault et le constructeur japonais Nissan, qu'il tient à "renforcer", y voyant "le cœur de la profitabilité de Renault comme de Nissan".

Cet échec n'est pas pour autant définitif. Bruno Le Maire a annoncé que "les discussions pourront reprendre une fois que l’alliance entre Renault et Nissan aura été renforcée". Cependant, le ministre a indiqué que "tant que l'État sera actionnaire de référence de Renault, il jouera pleinement son rôle d'actionnaire de référence". Le ministre de l'Économie a confirmé sa rencontre avec Jean-Dominique (...)

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