«Nous n’avons pas d’opinion politique.»

Libération.fr

Après les révélations du Monde sur les petits arrangements en Syrie du cimentier Lafarge jusqu’en 2014 avec l’Etat islamique pour maintenir son usine, le groupe franco-suisse refait parler de lui. Cette fois, c’est aux Etats-Unis que ça se passe : Lafarge, qui dispose de sites de production au Texas et mène des opérations au Nouveau-Mexique et en Arizona, se dit prêt à vendre son ciment pour le mur anti-clandestins à la frontière mexicaine voulu par Donald Trump. Ce projet, très critiqué et évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, est au centre d’une crise diplomatique entre Mexico et Washington. «Nous sommes prêts à fournir nos matériaux de construction pour tous types de projets d’infrastructures aux Etats-Unis, a confirmé Eric Olsen, le patron du géant du ciment, dans un entretien jeudi à l’AFP. Nous sommes ici [aux Etats-Unis] pour servir nos clients et répondre à leurs besoins. Nous ne sommes pas une organisation politique.» Une ligne de défense qui ne convainc guère le ministre français des Affaires étrangères. Jean-Marc Ayrault a appelé jeudi LafargeHolcim à «bien réfléchir», «parce qu’il y a d’autres clients dans le monde qui vont regarder cela avec une certaine stupéfaction». «Je rappelle que les entreprises […] ont aussi une responsabilité sociale et environnementale.» Egalement présent aux Etats-Unis, le cimentier irlandais CRH a pour sa part déjà fait savoir qu’il ne fournirait pas ses matériaux pour la construction du mur.

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