Le terrible calvaire de Fabien, Français emprisonné en Turquie

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Fabien Azoulay, un quadragénaire français, a été condamné à plus de 16 ans de prison pour l’achat d’un produit dont il ignorait qu’il venait d'être rendu illégal en Turquie. Après quatre ans d’emprisonnement, ses proches dénoncent ses conditions de détention et en appellent à l’intervention de la présidence française.

Fabien Azoulay ne devait passer que quelques jours en Turquie pour s’y faire poser des implants capillaires. Mais ce Français installé à New York y est emprisonné depuis bientôt quatre ans et son interpellation, en septembre 2017, après l’achat d’un produit dont il ignorait qu’il venait d’être rendu illégal quelques mois plus tôt par les autorités turques. Preuve de sa bonne foi, nous explique son avocat François Zimeray, Fabien Azoulay n’a pris aucune précaution pour son achat : «Ce produit, le GBL, est utilisé, dans la communauté homosexuelle, comme un stimulant sexuel. Il l’a fait en toute bonne foi, au grand jour, sans prendre la moindre précaution puisqu’il n’avait pas le moindre sentiment de faire quelque chose d’irrégulier. Il l’a commandé à son nom, l’a réglé avec sa carte de crédit et s’est fait livrer dans sa chambre d’hôtel. Lorsque ce produit lui fut livré, les policiers turcs l’ont arrêté et cela a été le début du cauchemar.»

Pensant pouvoir faire valoir ces conditions particulières, Fabien Azoulay et ses proches ont espéré : «Mais tout s’est toujours passé plus mal qu’on l’imaginait : il a été condamné à 20 ans de prison, puis 16 ans et 8 mois en appel», poursuit son avocat, ancien ambassadeur pour les droits de l’Homme. «Même pour des meurtres, beaucoup de gens écopent de moins. C’est incompréhensible, lui-même dit son incompréhension, en évoquant une amnistie générale qui a permis la libération de 90 000 prisonniers parmi lesquels des criminels. Et lui, qui n’a jamais rien voulu faire de mal, n’était pas dans cette amnistie.» Le recours devant la Cour suprême turque a été rejeté «en six minutes».

"Les cris des détenus m’ont réveillé, la vue du sang partout était effrayante, pire que dans un film(...)


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