"Ils n'ont même pas manifesté et les voilà en garde à vue !" : après les violences à Paris, le défilé des "gilets jaunes" au tribunal

Violaine Jaussent, Elise Lambert
Après avoir été interpellées lors du rassemblement des "gilets jaunes" samedi à Paris, des dizaines de personnes ont été jugées en comparution immédiate lundi après-midi. 

Dans le public, quelques étudiants en droit ont pris place. Lundi 3 décembre, ils sont venus, "pour le plaisir", assister aux comparutions immédiates devant le tribunal correctionnel de Paris, après les violences de la manifestation parisienne des "gilets jaunes", samedi 1er décembre. "Je pense que le parquet va être bien énervé ! Ça va être intéressant de voir les réquisitions", commentent-ils. Un peu plus loin, un "gilet jaune" venu de Bretagne chuchote qu'il a fait le déplacement pour voir le déroulé de l'audience puis informer ses camarades. "Ce que vous avez vu à Paris ce n'est rien, et ce n'est pas fini !", lance-t-il avec aplomb.

Selon un nouveau bilan du parquet de Paris, 370 personnes ont été placées en garde à vue et 73 suspects ont été renvoyés devant le tribunal, lundi. A l'image de l'ampleur des violences dont ont été émaillées les manifestations dans la capitale samedi 1er décembre, cinq salles d'audience ont été dédiées aux comparutions immédiates, dont trois uniquement à ces événements. La plupart des prévenus ont répondu des chefs d'"actes de violence sur personne dépositaire de l'autorité publique", "dégradations sur des biens destinés à l'utilité publique", "regroupements en vue de commettre des violences", ou encore (...)

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