"Je n'appartiens à aucun courant" : en Algérie, la défense d'un mouvement spontané, sans "leader ni héros"

franceinfo
La contestation contre le régime d'Abdelaziz Bouteflika se poursuit, sans qu'un leader ne prenne réellement les rênes de la mobilisation.

Les Algériens vont-ils à nouveau descendre dans les rues du pays en masse vendredi 15 mars, pour la quatrième semaine de suite ? Même si le président Abdelaziz Bouteflika a finalement renoncé à briguer un cinquième mandat et reporté l'élection présidentielle du 18 avril, la contestation inédite se poursuit.

"On s'est battu et on se bat, peuple digne qui ne meurt pas. On s'est battu pour vivre et on se bat pour survivre. Sous un ciel couvert d'étoiles qu'on n'apprécie plus", récite cette jeune femme. Elle fait partie d'un collectif réunissant des artistes, des militants politiques et associatifs, installé place du Port Said à Alger. "J'ai 25 ans, je n'en peux plus, raconte de son côté cet adolescent de 15 ans. Il y en a qui meurent dans la mer, on les voit fuir, à cause de ce système, parce qu'on ne peut pas vivre dans ce pays. Alors que c'est à nous de le construire."

C'est une conscience qui s'est éveillée.

Kenza Djouhama

à franceinfo

On chante, on rappe, on donne son avis. Mais personne ne décide : ni les syndicats, ni les partis politiques. "Je vole toute seule. En fait, je n'appartiens à aucun courant, mais j'aime être présente dans les causes", estime Kenza Djouhama, une manifestante. Elle se définit comme un "oiseau libre".

Celle organisation spontanée va durer longtemps, selon Makaci Thine Hinane, qui fait partie d'une (...)

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