A Nîmes, un nouveau blessé lié au trafic de drogue qui empoisonne la ville

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Il a fallu moins de dix jours pour que l'année 2021 se mette au diapason de 2020, celui du staccato des armes automatiques. Vendredi soir, vers 20h30, dans le quartier sensible du Mas-de-Mingue, un homme de 27 ans a été blessé par balle au niveau de la cuisse. La veille de Noël, en fin de matinée, des coups de feu avaient encore retenti Chemin Bas d'Avignon. Pas de blessé mais une grosse frayeur. Une de plus. Dix jours plus tôt, toujours en plein jour, un môme de 18 ans avait été grièvement touché. La scène a été immortalisée par des riverains médusés. Sur la vidéo, on voit deux individus marcher tranquillement armes à la main et faire feu tout en progressant. 

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Malade du trafic de drogue, Nîmes n'en finit pas de comptabiliser les fusillades. Une vingtaine ont été recensées en 2020. Selon le procureur Eric Maurel, depuis le printemps 2019, les conflits liés au narco banditisme nîmois ont laissé six hommes sur le carreau et plus de dix blessés à l'hôpital. Policiers, magistrats, avocats, élus, habitants, tous font le même constat. Pour une ville de 150.000 habitants, la situation est préoccupante. "Sans doute plus encore qu'à Grenoble ou Nice qui sont pourtant plus médiatisées", reconnaît à Paris un cadre de la police judiciaire. Fin septembre, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier est venu place Beauvau demander des renforts. "On ne sent pas l'implication de l'Etat sur le territoire nîmois", rés...


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