Nîmes: une centaine d'apprentis policiers participe à une "fête clandestine", Darmanin dénonce

Raphaël Maillochon avec Hugo Septier
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Le parking où s'est déroulée une soirée clandestine à Nîmes, le 28 octobre 2020 - BFMTV
Le parking où s'est déroulée une soirée clandestine à Nîmes, le 28 octobre 2020 - BFMTV

Gérald Darmanin dénonce sans détour. Ce dimanche dans un message publié sur Twitter, le ministre de l'Intérieur a pointé des élèves de l'école de police de Nîmes, dans le Gard, qui selon ses termes auraient organisé une "soirée clandestine en plein confinement".

"Totalement inacceptable. Si ce fait est avéré, les élèves responsables ne seront pas dignes de porter l'uniforme et seront exclus. Pour être respecté il faut être respectable", a-t-il encore écrit.

Sifflements et invectives

Selon des informations obtenues par BFMTV, les faits qui regroupaient une centaine de personnes se sont déroulés jeudi dernier, soit le 28 octobre, alors que la France n'était pas encore confinée mais sujette à un couvre-feu qui concernait bien le département d'Occitanie. Aux alentours de 21h20, une patrouille canine est alertée par de la musique et des hurlements qui semblent provenir de plusieurs bâtiments de l'École nationale de police (ENP) de la ville.

A leur arrivée, les officiers sont accueillis par des sifflements ainsi que plusieurs invectives dont "Ara! Ara! Ara!", terme connu pour être utilisé par les guetteurs afin d'avertir les dealers de l'arrivée des forces de l'ordre. La brigade canine décide finalement de descendre de son véhicule, une manoeuvre qui a comme conséquence immédiate la dispersion rapide de la foule.

Dans un procès-verbal que BFMTV a également pu consulter, dans lequel les policiers de faction ce soir-là ont consigné les faits, il est décrit que les individus étaient "dépourvus de toute éducation" et "pour la plupart encapuchés".

Dénonciation par "rapport écrit"

Une enquête administrative a été ouverte quelques heures plus tard et les élèves gardiens de la paix présents à cette soirée clandestine sont "invités à se dénoncer par rapport écrit". Les promotions concernées seraient la 257 et 258.

Selon les premières constatations, la soirée avait été organisée dans plusieurs logements et aurait débordé sur le parking de l'établissement. De son côté, la brigade canine doit la rapidité de son intervention au fait que l'École nationale de police de Nîmes abrite ses chenils.

Article original publié sur BFMTV.com