Népal: jugé trop proche de Pékin par son parti, le Premier ministre dissout le Parlement

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Au Népal, le Parti communiste au pouvoir ne parvient pas à surmonter ses divisions. Critiqué notamment pour ses vues favorables à Pékin, le Premier ministre a décidé de dissoudre le Parlement alors même que son parti y est largement majoritaire.

Avec notre correspondant à Bombay, Côme Bastin

Cela faisait des mois que le Parti communiste népalais au pouvoir était rongé par des dissensions internes. Le NCP [Nepal Communist Party] a été créé en mai 2018 par la fusion de deux grands partis communistes, mais depuis, il ne parvient pas à s’entendre.

Le Premier ministre, Khadga Prasad Sharma Oli, est notamment accusé d’avoir des vues géopolitiques trop conformes aux intérêts de la Chine. En juin, la publication d’une nouvelle carte du Népal empiétant sur des territoires revendiqués par l’Inde a divisé le parti. Le 13 novembre, un ancien Premier ministre, lui aussi membre du NCP, a accusé son successeur de corruption dans un document de 13 pages.

Courtisé par la Chine

Face à une telle divergence de points de vue, l’actuel Premier ministre a donc décidé d’une dissolution. Elle est jugée anticonstitutionnelle par les frondeurs, puisque le NCP domine le Parlement. Khadga Prasad Sharma Oli s’est dit, lui, prêt à une scission du Parti, alors que les élections devraient commencer en avril.

Traditionnel allié de l’Inde, le Népal se retrouve désormais courtisé par la Chine, car cet État-frontière est au centre des tensions entre les deux géants asiatiques.

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