Népal: près de 500 000 citoyens apatrides attendent la régularisation de leur situation

Au Népal, environ 500 000 personnes attendent impatiemment le passage d’une loi qui doit leur offrir un droit essentiel : la citoyenneté. Depuis la promulgation de la nouvelle Constitution, il y a 7 ans, ces jeunes résidents, fils de Népalais, sont tombés dans un vide juridique, et n’ont donc ni papier ni aides sociales. La loi qui devait régler le problème a été adoptée par le Parlement ces dernières semaines, mais la présidente vient de refuser de la signer.

De notre correspondant régional, Sébastien Farcis

Cela fait des mois que des milliers de jeunes apatrides, d’origine népalaise, manifestent pour demander le passage de cette loi sur la citoyenneté. Ils sont nés au Népal, mais soit leurs grands-parents n’étaient pas Népalais, soit leur père népalais est mort, et dans ce pays patriarcal, la transmission de la nationalité se fait généralement par le père.

Résultat, environ 500 000 de ces jeunes n’ont aucune nationalité, et ne peuvent pas avoir de carte d’identité, passer d’examens ni partir travailler à l’étranger, faute de passeport. Cette question de la citoyenneté est extrêmement épineuse au Népal, et au bout de quatre ans de débats, le Parlement a adopté cet été une loi qui devait régler ces problèmes.

Cependant, la présidente, issue d’un parti d’opposition, a refusé de signer le texte avant l’expiration du délai de mercredi soir, rendant la réforme caduque. Cela transforme donc cette question du droit à la citoyenneté en sujet central de débats lors de la campagne électorale qui commence pour les élections parlementaires de fin novembre.


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