Néonicotinoïdes : dans une lettre à Borne, des associations menacent de boycotter le Conseil de surveillance

© Alain Pitton/NurPhoto via AFP

La réunion du Conseil de surveillance, le 20 janvier, sur une nouvelle dérogation permettant d’autoriser l’utilisation des néonicotinoïdes dans les champs de betterave ne sera-t-elle qu’une « simple chambre d’enregistrement » ? Autrement dit : la décision d’utiliser une saison encore ce pesticide, interdit depuis 2018 dans les parcelles mais réintroduit en 2020 à la faveur d’une épidémie de jaunisse qui décimait les betteraves et endettait les agriculteurs, est-elle déjà prise ? C’est la question que posent trois associations - la LPO, Agir pour l’Environnement et Générations Futures - dans une lettre ouverte adressée jeudi à la Première ministre Elisabeth Borne, au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau ; et également transmise aux membres du Conseil de surveillance.

Mise en place en 2020 pour émettre un avis sur ces autorisations temporaires et assurer le suivi et l’évaluation de leurs conséquences, notamment sur l’environnement, cette structure est composée des différentes parties prenantes : élus, administrations, organisations professionnelles agricoles, associations et représentants de la filière betterave-sucre. Mais elle est aujourd’hui décriée.

 

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Nous avons besoin d’être rassurés

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« Nos organisations questionnent la composition du Conseil de surveillance, qui semble largement déséquilibrée et favoriser en premiers lieux les intérêts de l’industrie betteravière française, écrivent Allain Bougrain Dubourg pour La Ligue pour la protection des oiseaux, François Veille...


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