Les Néo-Zélandais votent pour l'euthanasie et contre la légalisation du cannabis

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Les Néo-Zélandais ont voté de manière écrasante en faveur de la légalisation de l'euthanasie, d'après les résultats préliminaires du référendum sur le sujet ce vendredi 30 octobre, alors qu'un autre scrutin sur l'autorisation du cannabis à usage récréatif penchait vers le « non ».

Les deux référendums ont eu lieu le 17 octobre, en marge des élections générales qui ont vu la réélection de la Première ministre Jacinda Ardern à une majorité écrasante. Les premiers chiffres montrent que 65,2 % des électeurs soutiennent l'euthanasie, tandis que 53,1 % d'entre eux se disent opposés à la légalisation de la marijuana récréative.

Ces chiffres n'incluent pas les votes spéciaux, qui comprennent les bulletins recueillis à l'étranger. Ils représentent près de 20 % de l'électorat et pourraient changer la donne pour le scrutin au sujet du cannabis.

Le soutien écrasant apporté à la légalisation de l'euthanasie ne devrait pas en revanche être démenti au moment de la publication des résultats définitifs vendredi prochain. Le résultat du vote sur l'euthanasie sera contraignant, mais pas celui sur le cannabis.

Loi sur l'euthanisie en vigueur en novembre 2021

La législation autorisant le décès médicalement assisté a été validée au Parlement l'an dernier. Mais les législateurs ont retardé sa mise en place jusqu'à ce que le public puisse donner son avis via un référendum.

Conformément à cette loi, un adulte sain d'esprit souffrant d'une maladie incurable susceptible de causer sa mort sous six mois et dont la souffrance est « insupportable » peut demander une dose médicamenteuse létale. La requête doit être signée par le médecin du patient et un docteur indépendant, un psychiatre devant être consulté si un doute existe quant à la capacité de la personne à prendre cette décision en conscience.

Le ministre de la Justice Andrew Little a déclaré que la loi entrerait en vigueur en novembre 2021. Elle soutenue par la Première ministre fraîchement réélue. Jacinda Ardern l'a déclaré : elle a accepté la tenue d'un référendum à contre-cœur l'an dernier car c'était le seul moyen de faire avancer la législation.

La cheffe du gouvernement s'est montrée faussement pudique quant à son point de vue sur l'usage récréatif du cannabis, même si la dirigeante de 40 ans a finalement admis avoir fumé de la marijuana « il y a longtemps ». Les conseillers de Jacinda Ardern ont confirmé vendredi qu'elle avait voté "oui" aux deux référendums.

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