Néo-nazi, raciste et violent : Troisième Voie, le parti d'ultradroite qui inquiète l'Allemagne

France 2
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L'Allemagne a-t-elle sous-estimé la menace ? Les groupes d'ultradroite et les néo-nazis qui gangrènent le pays depuis des décennies n'hésitent plus à passer à l'acte. En février 2020, à Hanau, un attentat a fait neuf victimes au sein des communautés turque et kurde. C'était le troisième acte terroriste signé par l'extrême droite en moins d'un an. Outre-Rhin, les services de renseignement considèrent désormais l'ultradroite, sa frange la plus violente, comme "le plus grand danger pour la démocratie allemande".

Une obsession : les immigrés

Une nébuleuse qui recenserait 32 000 individus, dont la moitié sont fichés comme violents, voire hyperviolents. Parmi eux, la plupart des 580 membres d'un mouvement dont le nom fait presque ouvertement référence au IIIe Reich d'Hitler : Der III. Weg, en français "la Troisième Voie". La mouvance a une obsession : les immigrés, beaucoup trop nombreux dans le pays au goût des militants.

Les journalistes de "Complément d'enquête" (le magazine consacre son numéro du 29 avril 2021 à "l'ultradroite, la nouvelle menace") se sont rendus à Siegen, au nord-ouest de l'Allemagne. C'est l'une de ces villes moyennes où les néo-nazis tentent de gagner du terrain. La Troisième Voie y a installé un bureau officiel, avec tout l'attirail d'un parti politique classique : tracts, affiches de campagne...

"Une ultradroite dont l'objectif final est de remplacer la démocratie par une dictature"

Pour séduire, le parti joue même la carte du social. Implanté dans un (...)

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