Les négociations à l'ONU échouent sur le traité destiné à protéger la haute mer

Grande déception à l'ONU, vendredi 26 août, où les États membres ne sont pas parvenus à finaliser un traité censé sauvegarder la haute mer. Cette cinquième séance de négociations s'achève donc sur un goût amer : les participants n'ont pas réussi à dépasser de nombreux contentieux majeurs.

Cette cinquième session devait être la dernière, mais, malgré des discussions qui ont débordé dans la soirée de vendredi, cela n'a pas suffi. Depuis plus de quinze ans, l'ONU essaye d'élaborer, sans succès, un texte contraignant visant à protéger la haute mer. Cette vaste zone qui couvre près de la moitié de la planète commence là où s'arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des États et n'est donc sous la juridiction d'aucun pays.

Les pays membres de l'ONU négocient donc depuis des années pour accoucher d'un accord crucial pour l'océan, ce trésor fragile et vital pour l'humanité. Parmi les sujets les plus litigieux figurent le processus de création d'aires protégées. L'absence de consensus sur ce point éloigne un peu plus l'objectif ambitieux de protéger au moins 30% de la planète d'ici 2030.

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Très sévère, Greenpeace a rejeté la faute sur l'Union européenne, les États-Unis et le Canada, dont l'avidité à garder ces ressources, a précipité les négociations vers un échec. Des accusations rejetées par un des négociateurs européens. L'Assemblée générale de l'ONU va désormais être saisie de la demande de reprendre cette cinquième session à une date qui reste à déterminer.


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