"Une nécessité vitale": des catholiques se rassemblent ce dimanche pour réclamer le retour des messes

Maxime Delahousse
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Des catholiques rassemblés à Nantes, le 15 novembre, pour réclamer le retour des messes.  - BFMTV
Des catholiques rassemblés à Nantes, le 15 novembre, pour réclamer le retour des messes. - BFMTV

Depuis le 30 octobre, la France est de nouveau confinée afin de contrer l’évolution de la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus. De ce fait, les rassemblements avec un large public sont interdits et notamment dans les lieux de culte, qui restent néanmoins ouverts pour le recueillement individuel.

Plusieurs rassemblements en France

C'est dans ce contexte particulier que de nombreux catholiques se sont rassemblés ce dimanche, notamment à Nantes, Bordeaux et Strasbourg, pour réclamer l'autorisation de célébrer à nouveau des messes dans les églises.

Invité à réagir ce dimanche matin sur l'antenne de BFMTV, le vicaire général de l'archidiocèse de Paris, Benoist de Sinety, a expliqué que "le fait de ne plus pouvoir aller à la messe c'est comme empêcher un grand sportif de s'entrainer", reconnaissant que cette comparaison "peut paraître étrange pour ceux qui ne sont pas chrétiens".

"La messe est une nécessité vitale, c'est une souffrance de ne pas y aller", a-t-il ajouté.

"Des airs de prière de rue"

Braver les mesures sanitaires pour réclamer la réouverture des églises, c'est le choix qu'ont fait plusieurs dizaines de fidèles vendredi soir à Paris, devant l'église Saint-Sulpice.

Un rassemblement de plusieurs heures qui a rapidement pris des airs de prière de rue, ce qui a obligé le préfet de police à sévir en interdisant la manifestation prévue ce dimanche devant cette même église.

A ce sujet, le vicaire général a appelé ce matin "à agir dans le respect des lois" et "appelle à la raison et à la retenue"

"Je pense qu'il n'est pas utile, il n'est pas bon de multiplier ce genre de manifestation (prière de rue) sur la voie publique", a-t-il conclu.

Gérald Darmanin était intervenu sur le sujet vendredi au micro de nos confrères de France Info: "Je ne souhaite pas envoyer les policiers et les gendarmes verbaliser des croyants devant une église, évidemment. Mais s’il s’agit d’un acte répété et qui est manifestement contraire aux lois de la République, je le ferai", avait-il prévenu.

Dans ce sens, le ministre de l’intérieur recevra lundi les représentants des principaux cultes afin d’évoquer les éventuelles conditions dans lesquelles pourraient se tenir les prochains rassemblements dans les lieux de culte au regard de la situation épidémique.

Article original publié sur BFMTV.com