Le mythique label Stax fête ses 60 ans

Jean-François Convert
Otis Redding, Wilson Pickett, Albert King, Isaac Hayes, les Staple Singers...tous ces grands noms de la soul ont un point commun : Stax. C'est cette maison de disques qui leur a fait connaitre la gloire et produit la plupart de leurs albums. Grand rival de la Motown durant les sixties et seventies, ce label fête cette année les 60 ans de sa création, avec de nombreuses rééditions.

Nous sommes à la fin de l'année 1957, le Spoutnik vient d'être lancé dans l'espace, et la ville de Memphis (Tennessee) voit naitre une maison de disques au nom de "Satellite Records". Fondée par Jim Stewart et sa soeur Estelle Axton, le label est d'abord plutôt orienté vers la country et le rockabilly (Stewart est joueur de violon country). Puis au début des années 60, il se tourne vers la musique afro-américaine : le rhythm and blues et ce qu'on n'appelle pas encore la soul. Sorti en 1960, "Caus' I love you" de Rufus Thomas et sa fille Carla Thomas est le premier succès du label Satellite.
Ce succès entraine la signature d'un contrat de distribution avec Atlantic Records, grâce au producteur Jerry Wexler. En 1961, poursuivi en justice par une marque de la Côte Ouest qui possède déjà le nom "Satellite", Jim Stewart rebaptise alors le label "Stax Records" (contraction de STewart et AXton). 

Le son Stax

Par opposition au son urbain de Chicago ou Detroit, le son Stax est celui du "deep south". La "southern soul" prend sa source dans le blues et le gospel mais aussi dans la country. Ce "Memphis sound" va être en grande partie l'oeuvre d'un backing-band maison (multiracial, fait rare pour l'époque) : Booker T and the MGs, avec Booker T Jones à l'orgue Hammond, le "colonel" Steve Cropper à la Telecaster, Donal "Duck" Dunn à la basse (tous deux amis d'enfance et futurs membres des Blues Brothers) et Al Jackson à la batterie. Ils sortent en 1964 ce qui reste sans doute l'instrumental le plus célèbre de la soul music, "Green onions".
Bien plus qu'un simple guitariste, Steve Cropper va forger le son Stax en devenant l'un des techniciens son attitrés des studios de Memphis. C'est lui qui fait connaitre Otis Redding, avec qui il co-composera sa dernière chanson, enregistrée en 1967, quatre jours avant la mort du chanteur dans un accident d'avion, le magnifique "(Sittin' on) the dock of the bay".Durant toutes les années 60 et jusqu'en 1975, Stax rivalise avec Motown et multiplie les succès : plus de (...)

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