Les mystérieuses origines des groupes sanguins ABO

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Pourquoi y a-t-il des individus, A, B, AB ou O ? Sommes-nous les seuls ? En suivant la piste génétique du système de groupes sanguins ABO, le plus connu de tous, les chercheurs sont remontés jusqu'aux ancêtres des primates.

Nous ne sommes pas la seule espèce de primates à posséder les groupes sanguins ABO ! En remontant dans le temps grâce à la génétique, l'anthropologue et généticienne Laure Ségurel et ses confrères et consœurs ont déduit une origine probablement commune des groupes ABO chez tous les primates, il y a plus de 40 millions d'années.

Le système de groupes sanguins ABO se caractérise par des sucres présents à la surface de nos globules rouges, ainsi que sur d'autres cellules et en libre circulation. Oui, il faut bien parler de système, le groupe sanguin étant le ou les antigènes du système que vous possédez (A, B, AB ou O par exemple). Le sucre (ou antigène) A fait de vous un individu de groupe sanguin A, le B vous confère le groupe sanguin B, et lorsque vous avez les deux ou aucun des deux vous possédez respectivement le groupe AB et O. Le système ABO a été le premier à être décrit, en 1901, mais ce n'est qu'un seul des 43 systèmes de groupes sanguins érythrocytaires, c'est-à-dire présents sur nos globules rouges – car d'autres cellules, comme les globules blancs, ont, elles aussi, leurs systèmes de groupes sanguins.

Le mystérieux système ABO des humains

Les humains ne sont pas les seuls à posséder le système ABO : les autres primates également ont des variations d’ABO. Les gorilles sont par exemple tous du groupe B, les orangs-outans peuvent être A, B ou AB, et les chimpanzés sont tous A ou O. L'être humain semble se distinguer des autres primates par deux caractéristiques. D'abord, c'est le seul à compter un taux aussi élevé d'individus du groupe O (plus de 40% de O en France par exemple). Pourquoi ? Mystère ! Ensuite, nous sommes 20% à être "non-sécréteurs", c'est-à-dire qu'aucun des marqueurs ABO ne se retrouve dans nos fluides comme la salive ou le sperme, ni sur les cellules respiratoires et digestives. C'est pourtant le cas de tous les autres primates – et de 80% des humains tout de même !

Pourquoi cette apparition de profils non-sécréteurs ? Pour Laure Ségurel, [...]

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