La mystérieuse anomalie détectée au Cern pointe-t-elle vers une nouvelle physique ?

Laurent Sacco, Journaliste
·1 min de lecture

Le LHC poursuit sa transformation sur un chemin menant à des faisceaux de protons plus intenses. Les collisions par seconde seront alors plus nombreuses, ce qui permettra peut-être d’observer via des réactions de productions de particules certains processus rares, pouvant trahir l’existence d’une nouvelle physique. Bien évidemment, le plus intéressant avec le LHC à haute luminosité projeté serait d’enfin observer des particules complètement inédites. Jusqu’à présent, la déception a été grande à cet égard. Certes, plus de 50 nouveaux hadrons ont été mis en évidence dans les événements produits lors des précédents « run » du LHC et le Cern a même récemment annoncé avoir obtenu des indications convaincantes en faveur de l’existence de « glueballs » formées de trois gluons. Mais il s’agit de particules et de résonances, comme disent les physiciens dans leur jargon, qui sont plus ou moins prédites par le modèle standard, en premier lieu par la théorie des interactions fortes entre les quarks des hadrons.

Beaucoup pensaient plausible que les détecteurs géants Atlas et CMS nous révèlent enfin de la nouvelle physique avec la détection de particules de matière noire. Mais il se pourrait bien que la prochaine révolution en physique des hautes énergies soit initiée en ce moment par de mystérieuses données qui s’accumulent dans les événements étudiés par un détecteur de taille plus modeste : le LHCb (Large Hadron Collider beauty).

La théorie standard de la physique des particules sépare les particules élémentaires constituant la matière en deux familles : les leptons et les quarks. Chaque famille compte six particules, regroupées par paires ou « générations ». Les particules les plus stables, qui sont les plus légères, constituent la première génération, alors que les plus lourdes et moins stables appartiennent à la deuxième et à la troisième génération. Les six sortes de leptons sont regroupées en trois générations – l'électron et le neutrino de l'électron, le muon et le...
La théorie standard de la physique des particules sépare les particules élémentaires constituant la matière en deux familles : les leptons et les quarks. Chaque famille compte six particules, regroupées par paires ou « générations ». Les particules les plus stables, qui sont les plus légères, constituent la première génération, alors que les plus lourdes et moins stables appartiennent à la deuxième et à la troisième génération. Les six sortes de leptons sont regroupées en trois générations – l'électron et le neutrino de l'électron, le muon et le...

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