Le mystère de l’affaire de la « grotte sanglante » devant les assises

Par Valentine Arama
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Entrée de la grotte de Listel, surnommée « la grotte sanglante », où le corps de Patrick Isoird a été retrouvé le 17 juillet 2014.
Entrée de la grotte de Listel, surnommée « la grotte sanglante », où le corps de Patrick Isoird a été retrouvé le 17 juillet 2014.

Le 17 juillet 2014, le corps d'un homme en partie calciné est découvert dans la grotte de Listel, à Sète (Hérault), proche du cimetière du Py, où repose Georges Brassens. C'est l'odeur de décomposition qui conduit les enquêteurs jusqu'au cadavre, dissimulé dans une cavité exiguë de la galerie principale. Lors d'une conférence de presse organisée dans la foulée de la macabre découverte, le procureur de la République de Montpellier écarte tout de suite la piste du suicide et prévient : « Nous sommes face à une affaire criminelle peu courante. » L'autopsie va permettre d'identifier le corps partiellement carbonisé. Il s'agit de Patrick Isoird, un homme de 49 ans porté disparu trois semaines plus tôt à proximité du site. Agent hospitalier, il n'avait plus donné de nouvelles depuis le 23 juin tandis que son scooter, dans lequel se trouvaient son blouson et son téléphone portable, avait été retrouvé près de l'entrée de la grotte.

L'examen médico-légal va aussi révéler que Patrick Isoird a été victime de deux tirs d'arme à feu à très courte distance : le premier impact se situant au niveau de la clavicule droite, le deuxième, dans l'?il droit. Quant à sa peau, elle présente d'importantes traces de supercarburant. La grotte de Listel est vite rebaptisée la « grotte sanglante » par les médias locaux.

L'enquête avait débuté après la disparition du quadragénaire. Ce jour-là, Patrick Isoird avait confié à l'un de ses collègues qu'il avait rendez-vous avec une certaine A [...] Lire la suite