Le mystère Amelia Earhart, aviatrice de tous les records disparue dans le Pacifique

Mooréa Lahalle

Amelia Earhart et Fred Noonan avant le premier essai de tour du monde. (Hawaii, 20 mars 1937.)

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Le 25 janvier, une équipe de chercheurs affirmait avoir mis la main sur les vestiges d'un avion dans les eaux du Pacifique. Un appareil qui pourrait bien être celui d'Amelia Earhart, pionnière américaine de l'aviation disparue en 1937. De son enfance dans l'Amérique profonde à son dernier vol, retour sur un destin hors norme

"KHAQQ à Itasca, nous sommes sur la ligne 157-337. Nous répéterons ce message sur 6210 kHz, stand by... Nous cherchons au nord et au sud." Il s'agit du dernier message radio d'Amelia Earhart, laissé le 2 juillet 1937 alors qu'elle survole les eaux du Pacifique pour son premier tour du monde. Si ses ossements - retrouvés en 1940 sur une petite île du Pacifique - ont depuis été identifiés en mars 2018, l'avion restait quant à lui introuvable. Jusqu'au 25 janvier dernier. Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, survenue dans des circonstances mystérieuses, une équipe de chercheurs a affirmé avoir retrouvé des vestiges de l'habitacle, au large d'une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Portrait d'une aventurière au destin tragique.

Poésie, banjo et mécanique

Amelia Earhart naît en 1897, dans une famille bourgeoise du Kansas. Ses parents étant amenés à déménager régulièrement pour le travail, elle et sa sœur grandissent à la campagne, chez leurs grands-parents. L'enfant développe très tôt une forte personnalité, encouragée par une mère qui prétend que l'éducation de ses filles ne sera pas "coulée dans le moule des gentilles petites filles". Millie - comme elle est surnommée - fait l'école à la maison, grimpe aux arbres et chasse les rats au fusil. Elle expérimente son premier vol - plané - à 7 ans, en construisant un toboggan géant aux allures de montagnes russes. Bilan : robe déchirée, lèvres fendues et une "sensation d'exaltation". Deux ans plus tard, son père est muté dans l'Iowa. C'est là qu'elle aperçoit (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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