Mystère à la Sorbonne - Mélanie Bernier : "Au XIXe siècle une étudiante pouvait se voir couvrir d’œufs pourris"

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Ce scénario vous a-t-il conduite à vous interroger sur la condition féminine à la Belle Époque ?

Mélanie Bernier : Forcément. D’ailleurs, je trouve ce téléfilm presque militant et très moderne. Il fait écho à l’actualité, dans la mesure où les femmes s’expriment aujourd’hui avec force, d’une voix commune, après avoir attendu longtemps avant de pouvoir voter, obtenir un chéquier, avoir accès au travail… On imagine mal les réactions violentes que leur seule présence pouvait provoquer dans un amphithéâtre. Sur Victoire Missonnier, mon personnage, cela se réduit à des insultes et des papiers jetés. Mais, en réalité, une femme pouvait se voir couvrir de tomates ou d’œufs pourris lancés par les autres étudiants.

Sous son aspect très juvénile, Victoire a un fort caractère. Vous reconnaissez-vous en elle ?

Oui, car elle est très ancrée dans la vie, prête à se battre pour affirmer ses convictions et devenir la femme qu’elle veut être. Et peu importe le prix qu’il faut payer pour y parvenir.

Est-ce facile de s’imposer entre deux fortes personnalités : Pascal Elbé, qui joue votre professeur, et Thierry Frémont, en intraitable policier ?

Je connaissais bien Thierry, car j’avais tourné un téléfilm qui s’appelait L’Empire du Tigre, avec lui et Bernard Giraudeau, en 2005. Quant à Pascal, je l’avais rencontré lors d’un festival à New York. J’avais un peu l’impression de retrouver des copains. C’était donc un vrai plaisir.... Lire la suite sur Télé 7 Jours

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