Myriam El Khomri, touchée, pas coulée

Libération.fr

Etoile montante du PS tombée en disgrâce, la ministre du Travail assume son bilan et brigue la députation dans le XVIIIe arrondissement de Paris, face à une gauche qui veut prendre sa revanche.

Son doigt pointe vers le poing et la rose socialistes imprimés dans un petit coin de son tract de campagne. «Vous avez vu, moi, je le mets, le logo», plaisante Myriam El Khomri, attablée à une terrasse du XVIIIe arrondissement de Paris, à l’ombre de la butte Montmartre. En juin, c’est dans ce bastion de gauche qu’elle, la ministre incarnant la fracture ultime du quinquennat, espère être élue députée. Il y a un an pile, des centaines de milliers de personnes descendaient dans la rue pour demander le retrait de «sa» loi travail. Depuis, la majorité a fini d’exploser, François Hollande a renoncé, un frondeur patenté brigue l’Elysée sous les couleurs du Parti socialiste et Emmanuel Macron, qui a fait dérailler la réforme du code du travail en la truffant de totems libéraux l’an dernier, a une chance de devenir président.

Très compliquée pour tous les candidats socialistes, l’équation semble presque impossible pour Myriam El Khomri. Quel PS représente-t-elle ? Celui de Manuel Valls, qu’elle a soutenu à la primaire, ou celui de Benoît Hamon, qui promet d’abroger sa loi s’il est élu ? Et en cas de victoire de Macron, pourrait-elle se mettre en marche derrière un candidat qui promet de réformer le code du travail à coup d’ordonnances, quand elle s’est échinée à tenir les deux bouts du dialogue social pendant ses vingt mois au ministère du Travail ? Juste avant le premier tour, la benjamine du gouvernement s’en tire par le minimum syndical des socialistes en plein réflexe de survie : «J’ai des divergences avec Benoît Hamon mais je suis loyale à mon parti. Je n’aurai aucune expression publique qui pourrait nuire au candidat.» Et c’est tout. «Ma loyauté est quand même plus sympa que celle de Montebourg», a-t-elle fait remarquer récemment à ses proches, allusion au numéro de claquettes (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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