Myriam El Khomri : "Le dimanche, une respiration essentielle"

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Souvent, ce jour-là, elle organise des parties de chasse aux Invaders. Les Invaders? Vous savez, ces petits carreaux du street artiste Franck Slama inspirés du jeu vidéo Space Invaders. Apparus en 1996 près de la place de la Bastille, à Paris, ses personnages ont envahi les murs de dizaines de villes à travers le monde. Alors le dimanche, Myriam El Khomri enfile ses lunettes et son masque, et part en excursion à travers la capitale avec ses filles, ­Jasmine (9 ans) et Thelma (6 ans). En trois ans, le trio en a déjà photo­graphié 429.

"Il y a dans ces sorties un côté musée de rue et chasse au trésor que les filles adorent, explique l'ex-secrétaire d'État à la Ville puis ministre du Travail de François Hollande. On repère les Invaders, on les prend en photo, on les poste et on achète à notre tour des céramiques pour reproduire nos préférés ou en inventer." Elle fait défiler les derniers clichés sur son smartphone tout en précisant que l'artiste s'approvisionnait en carreaux multicolores dans le magasin situé au rez-de-­chaussée de son ancien immeuble parisien rue Championnet (18e).

"Le droit à la déconnexion"

En juin, Myriam El Khomri a quitté le quartier dont elle était conseillère municipale pour poser ses cartons aux ­Batignolles, dans le 17e arrondissement. Sa défaite aux législatives, un dimanche de juin 2017, y est sans doute pour quelque chose. "Je m'étais tellement préparée à perdre malgré mon implantation locale que ça n'a pas été un choc, assure pourtant la militante ...


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