De la musique inaudible pour réveiller le dancefloor !

AFP - Sebastien SALOM-GOMIS

Votre soirée est morne, personne ne bouge son corps ? Mettez donc des infra-basses, conseille une équipe de chercheurs canadiens.

“La musique est une curiosité biologique. Elle ne nous nourrit pas, ne nous abrite pas, alors pourquoi les humains l'apprécient autant et aiment s'y mouvoir ?", s'interroge Daniel Cameron du département de psychologie, neuroscience et comportement de l'université McMaster (Hamilton, Canada) dans la revue Current Biology.

Un changement musical imperceptible pour la conscience, mais pas pour le corps

Pour élucider ce mystère, le premier auteur de cette étude n'a pas fait les choses à moitié : il a transformé un concert de musique électronique en une étude de laboratoire géante ! Tous les participants (enfin ceux qui voulurent bien se prêter à l'expérience) au concert du duo Orphyx (voir la vidéo ci-dessous) furent équipés de bandeaux munis de capteurs capables d'enregistrer leurs mouvements en temps réel. De surcroit, Daniel Cameron et ses cinq collègues canadiens leur ont demandé de remplir des questionnaires avant et après le concert.

Une manière de recueillir leurs impressions émotionnelles et physiques, mais surtout de s'assurer que leurs "cobayes" n'avaient pas perçu ce qui était le véritable but de l'expérience : étudier l'effet des infra-basses sur eux... En effet, tout au long des trois-quart d'heure du concert, les chercheurs ont éteint toutes les deux minutes les enceintes d'infra-basses. Un changement apparemment imperceptible pour la conscience des danseurs s'il faut en croire les questionnaires, mais définitivement pas pour leur corps ! Les chercheurs ont calculé qu'en moyenne, les mouvements perçus par les capteurs augmentaient de 12% quand les enceintes étaient "On !".

Trouver les mécanismes cérébraux précis en jeu

Car, si les très basses fréquences sont inaudibles pour l'oreille humaine, le sentiment de vibration, lui, qui navigue entre l'oreille interne et le cerveau est étroitement lié à notre système moteur. Pour les chercheurs, les fréquences très basses, en jouant sur le système vestibulaire des danseurs, les poussent à accroitre leurs mouvements[...]

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