Musique : Fantastic Negrito, l'énergie de renaître

Yann Bertrand
Fantastic Negrito s'est rêvé en star avant de frôler la mort et d'en revenir ; il sort vendredi le troisième album de sa deuxième carrière. Avec gratitude, forcément, et l'envie de ressortir ce que l'Amérique de Donald Trump a de meilleur en elle.

Fils d'immigré somalien, vendeur de drogue très jeune, à Oakland, Californie, puis signé chez Interscope pour un million de dollars avec un album aujourd'hui oublié à la clé : la guitare et la voix de Fantastic Negrito crient ce passé sinueux.


Sur la pochette de son troisième album, Please Don't Be Dead, c'est lui, en novembre 1999, le corps plâtré, se réveillant à peine de trois semaines de coma consécutifs à un grave accident de voiture qui a mis fin à ses rêves de gloire. Aujourd'hui, le militant en lui se concentre sur les autres, sur ce pays abîmé comme il le fut : "Make America Great Again, c’est un message simple qui a résonné chez les gens alors qu’en fait ils ne grandissent pas du tout l’Amérique en disant des choses vraiment pas américaines, comme 'empêchez ces gens de rentrer, mettez-les de côté, l’Amérique d’abord, et rien d’autre !".

Je me suis dit que ce qui unissait les êtres humains, c’était le riff universel, que l’on trouve habituellement dans le blues

Fantastic Negrito

Le blues rageur de Fantastic Negrito vise haut et touche loin, il fait de la musique comme moyen d'unir ceux qui l'écoutent : "Quelle peut être ma contribution dans ce monde ? Peut-être que je peux améliorer la journée de celui qui sort de son boulot d’esclave, en jouant dans le métro ou au (...)

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