Musées : la suppression des chiffres romains fait polémique

Faut-il supprimer les chiffres romains pour simplifier la lecture des dates ? C’est en tout cas la mesure prise par plusieurs grands musées. C’est le cas au musée Carnavalet, à Paris. Un choix assumé par la direction. "Ça va avoir un intérêt, notamment pour les publics en situation de handicap psychique et mental. (…) Ça va aussi avoir un intérêt pour les publics étrangers, qui ne sont pas tous familiers des chiffres romains", explique Noémie Giard, cheffe du service des publics de l’établissement. "Un aveu de faiblesse" Les avis divergent parmi les citoyens rencontrés par les journalistes de France Télévisions. "Si le plus grand nombre peut arriver à lire les chiffres de cette manière-là, autant les afficher ainsi", indique un passant. "Je trouve qu’il y a des choses que l’on ne doit pas supprimer, et prendre les gens pour des gens bêtes qui ne savent pas apprendre", conteste une autre. Les historiens dénoncent, eux, un affaiblissement culturel, comme Philippe Plagnieux, directeur de l’école d’histoire de l’art et d’archéologique de l’université de la Sorbonne à Paris. "C'est un aveu de faiblesse, de renoncement. Je pense que la vraie solution serait de dire : attention, dans les écoles, réapprenez ce système !", affirme-t-il.