Musées : le sens de la débrouille, l'art de se réinventer

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Si les fermetures des musées ont fortement réduit les budgets, elles ont aussi permis aux équipes de s'atteler à de gros chantiers pour attirer de nouveaux publics.

Benoît Decron, directeur des musées du Grand Rodez (dont le musée Soulages), l’admet : il n’est pas d’un naturel triste, ni d’un tempérament déprimé ou découragé, " plutôt Speedy Gonzales que Calimero " plaisante-t-il. Cette crise sanitaire a beau être un défi, le conservateur en chef du patrimoine considère que " l’art, c’est avant tout l’art de s’accommoder des contraintes ". Et, devant les collègues du monde du spectacle et du cinéma, il serait malvenu de se plaindre : " On est fonctionnarisés, c’est un énorme avantage ! Le rôle d’un conservateur n’est pas celui d’un histrion, on ne joue pas dans les Affranchis, c’est de réfléchir à nos publics. "Il reconnaît que ces fermetures à répétition ont été difficiles pour les " petits musées ". Lesquels, en plus d’être coupés des visiteurs, ont fortement été impactés, économiquement : " À Rodez, cent cinquante jours de fermeture sur une année (et sept jours de fermeture en septembre pour cause de Covid au sein de nos équipes), c’est 30 % de visiteurs en moins et 600 000 € de pertes sèches sur notre budget. " Son budget ? Il s’élève à 2,8 millions d’euros, s’appuyant sur 1,6 million de financement propre, entre la billetterie, les audioguides, la boutique et 1,4 million accordé par l’État et les collectivités territoriales. Les aides allouées aux musées comme...

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