Le musée Méliès, origines techniques d’un art de l’illusion

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A Paris, la Cinémathèque a entièrement repensé son musée du Cinéma autour de la figure et des travaux de Georges Méliès. Il retrace toute l'histoire de la fabrique d'images en mouvement, essentiellement réalisée par des scientifiques.

L’invention du cinéma a toujours fait l'objet d’une guerre de chapelle. Faut-il retenir l’Américain Thomas Edison et son kinétoscope dédié à des projections individuelles de films, ou les Français Auguste et Louis Lumière et leur cinématographe, permettant des projections collectives sur grand écran ? Pour sa réouverture après plusieurs mois de confinement à cause de la pandémie de Covid-19, la Cinémathèque française, à Paris, opte pour une troisième voie. Son musée du Cinéma devient le .

Dans le studio de Georges Méliès à Montreuil, le tournage du Voyage dans la Lune (1902). Crédits : La Cinémathèque française

L’enjeu est toujours de raconter la naissance d’un art et de ses balbutiements techniques, mais sous l’angle des innovations de Georges Méliès. Et pour cause : cet illusionniste, directeur en 1888 du théâtre Robert-Houdin à Paris, président de la chambre syndicale de prestidigitation de 1904 à 1934, est à l’origine des premiers trucages, effets spéciaux, faux décors et même du premier studio tels ceux qu’on connaît aujourd’hui, monté chez lui à Montreuil, en 1897. Le studio Black Maria de Thomas Edison date de 1893 mais sans la machinerie propre à ce type d’endroit. “Edison et les frères Lumière ont fait des images animées. Méliès a fait du cinéma”, résume une citation du cinéaste mexicain Guillermo del Toro en exergue sur un mur de l’exposition.

Jeux d'optique et inventions mécaniques

Auteur de 520 films jusqu’à 1913, il commence à tourner en 1896 après avoir assisté à la première séance publique du cinéma des frères Lumière, fin décembre 1895, à Paris. À l’instar des Lumière, il commence par filmer des scènes du quotidien. Très vite, pourtant, il comprend comment faire de ce nouveau média un art de l’illusion. À partir de L’escamotage d’une dame au théâtre Robert-Houdin (1896), sa filmographie sera dédiée aux effets chocs, aux trucages, aux jeux d’optique et à toute sorte d’inventions mécaniques pour y parvenir.

Si le réalisateur du (1902) peut être consi[...]

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