Muriel Robin révèle avoir été victime d'une tentative de viol à 12 ans

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Muriel Robin prise en photo le 18 septembre 2021 à La Rochelle.  (Photo: Sylvain Lefevre via Getty Images)
Muriel Robin prise en photo le 18 septembre 2021 à La Rochelle. (Photo: Sylvain Lefevre via Getty Images)

VIOL - Un témoignage poignant. Muriel Robin, en pleine promo pour le téléfilm Doutes (diffusion prévue pour le 5 novembre sur Arte) dans lequel elle incarne la femme d’un homme accusé de viol, s’est longuement confiée aux journalistes de Yahoo ce lundi 25 octobre. L’actrice et humoriste, très engagée dans la cause des femmes battues, a révélé qu’elle avait été victime d’une agression sexuelle et d’une tentative de viol à l’âge de 12 ans.

“J’ai un curé qui m’a mis la main sur la cuisse (...) Je faisais la même taille, j’avais déjà une mâchoire carrée et les cheveux courts. Et malgré tout, il a fait ça avec moi”, a-t-elle raconté dans un premier temps au site internet, avant de poursuivre: “Il était très sympa avec moi (...) Il disait des gros mots, donc on l’aimait bien, ça avait un côté moderne. Et clac, la main qui remonte. Moi, je lui dis non. J’avais ce caractère-là”.

D’après elle, ce n’était forcément le cas de toutes les filles de sa classe: “Toutes ces filles avec des prénoms doux, des cheveux longs, des physiques comme on peut l’imaginer. Elles ont dû y monter, aussi, au-dessus de la chapelle. Et je ne suis pas sûre que ça se soit passé comme ça”, a-t-elle expliqué.

Situation similaire quelques mois plus tard: “J’ai été coincée dans un ascenseur (...) aussi par un garçon. Il a commencé à vouloir certainement me violer. La porte s’ouvrait, se fermait (...) J’ai réussi à sortir”, a-t-elle livré.

″Être une femme violée, c’est le sexe de l’homme qui devient une arme”

Et si Muriel Robin n’en a à l’époque pas parlé à ses parents, c’était pour éviter “qu’ils se fassent du souci”, a justifié l’humoriste, ajoutant cependant que cela avait peut-être changé quelque chose “dans son inconscient ou dans son rapport aux autres et aux femmes”.

L’actrice, qui avait notamment incarné Jacqueline Sauvage (inculpée puis graciée après le meurtre de son mari violent) dans C’était lui ou moi en 2018, a ensuite confié se “reconnaître dans ces femmes fortes qui portent une Jacqueline Sauvage, une Marie Besnard, puisque le thème, c’est une petite fille qui est devenue grande, qui a été agressée par un homme”.

Selon elle, les femmes victimes d’agression sexuelle ou de viol doivent impérativement parler et “tout de suite”. “Ce qu’il se passe dans les violences faites aux femmes, et vraiment, ça a été lu au scanner: il y a une dissociation qui se passe, qui fait qu’il y a des neurones qui ne se touchent plus. Ce qui fait que la personne que l’on tape ou que l’on viole, elle regarde ça comme si ce n’était plus elle. C’est comme si elle était coupée en deux”, a insisté l’humoriste.

Cette dernière, après avoir aussi pointé le manque d’accompagnement des victimes par les forces de l’ordre, a ensuite alerté sur “la défiance” envers les hommes, qui ne cesse de gagner du terrain. ”Être une femme violée, c’est aussi le sexe de l’homme qui devient une arme (...) Ce qu’il faut, c’est peut-être que les chiffres baissent, parce qu’il ne faudrait pas qu’un jour on regarde les hommes en se disant: il a une arme sur lui. Il y a certaines femmes qui aujourd’hui voient les hommes comme ça”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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