Un mur dédié au street-art à Orléans : en mai Popay fait ce qui lui plaît

Dans la mouvance de la libération de l'art urbain, la ville d'Orléans propose désormais à des artistes de rue de s'exprimer librement sur un mur qui leur est entièrement dédié. En mai, c'est le street artist Popay qui était invité.

Le mur du cinéma Les Carmes, à Orléans est devenu une oeuvre d'art en perpétuel renouvellement. Chaque mois, un street-artiste, graffeur ou peintre, est sélectionné par les deux porteurs du projet du MUR d'Orléans, Ludovic Bourreau et Jean-Michel Ouvry. La ville qui finance ce projet à 100%, lui laisse carte blanche, pour qu'il recouvre le mur. Son oeuvre perdure ainsi pendant un mois, jusqu'à ce que l'artiste suivant la recouvre. Et ainsi de suite.

Reportage : France 3 Centre-Val de Loire - A. Darblade / F. Simoes / J. Bénard
Œuvres éphémères, les fresques colorées prennent vie devant les yeux satisfaits des Orléanais. "Je trouve que c'est bien que des personnes puissent exercer leur talent" dit une passante en souriant. "C'est très poétique" ajoute un cycliste. Le mur se plie aux volontés des street artistes, qui y voient une manière d'institutionnaliser un art qui était, il y a quelques années encore, illégal.
Le tout premier artiste à honnoré le MUR d'Orléans est Maye. Le jeune Montpelliérain a réuni ses deux passions, le lettrage et les personnages allégoriques, sur la fresque de 2,50 mètres. C'est ensuite Alber en février qui a recouvert le panneau. Egalement passé par le M.U.R de Paris, le graffeur est habitué à ce genre d'initiative. Le mois de mars recevait Ilk, un jeune graffeur originaire du 93. Entre dessins animés et films d'horreur, ses oeuvres lui ont permis de collaborer avec des marques de renom. En avril, c'est Shane, graffeur-sculteur passionné de l'ambiance des comics et des années 50 s'est prêté au jeu. Et pour le mois de mai, c'était Popay qui était à l'honneur.
D'origine espagnole, Popay est un des pionniers du street art français. Egalement illustrateur et peintre, il est rapidement devenu une référence dans le monde du graffiti. Il a commencé, comme la plupart des street artists, à peindre la nuit, en toute illégalité, alors qu'il est aujourd'hui invité par les institutions et les collectivités pour peindre des murs entiers.
"Je (...)

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