Munir El Haddadi avec le Maroc, c’est encore et toujours «non»

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Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté un nouvel appel de Munir El Haddadi et de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) contre les fédérations internationale (FIFA) et espagnole (REFE), ce 6 novembre 2020. Le TAS a encore confirmé le fait que l’attaquant du FC Séville, très éphémère représentant de l’équipe d’Espagne, ne pouvait pas jouer pour le Maroc.

Munir El Haddadi qui joue pour l’équipe du Maroc, c’est encore et toujours « non » ! Pourquoi ? Eh bien, le Tribunal arbitral du sport (TAS) n’a pas justifié sa décision, rendue ce 6 novembre 2020, mais le fera ultérieurement. La faute à des délais très courts. L’attaquant du FC Séville et la Fédération royale marocaine (FRMF) ont en effet demandé au TAS de se prononcer très rapidement. La FRMF espérait ainsi pouvoir aligner le joueur âgé de 25 ans face à la République centrafricaine, les 13 et 17 novembre 2020, en qualifications de la Coupe d’Afrique des nations 2021.

L’instance basée à Lausanne a donc une nouvelle fois donné raison à la Fédération internationale (FIFA) et à la Fédération espagnole (REFE), dans ce bras de fer qui dure depuis plus de deux ans. « L’appel a été déposé suite à la décision rendue par la Commission du Statut des Joueurs de la FIFA le 23 septembre 2020 de ne pas autoriser Munir El Haddadi à changer de fédération nationale, à savoir de quitter la fédération espagnole pour rejoindre la fédération marocaine, rappelle le TAS dans un communiqué. L’appel a été rejeté par le TAS et la décision rendue par la FIFA a été confirmée ».

En 2018, le TAS avait déjà dit « non »

Pour Munir El Haddadi, qui a porté une seule fois le maillot de l’Espagne, une quinzaine de minutes lors d’un match officiel en 2014, c’est une grosse désillusion. Pour la FRMF et son président Fouzi Lekjaa, c’est surtout un camouflet. En 2018, ils avaient déjà échoué à faire intégrer le natif de Madrid à l’effectif des Lions de l’Atlas pour la Coupe du monde en Russie. Cette première décision du TAS était alors compréhensible, puisque tout joueur ayant disputé un match officiel avec une sélection A devenait de facto inéligible avec tout autre pays.

Mais, en septembre 2020, le patron du foot marocain avait fait voter une loi à la FIFA taillée sur mesure pour permettre à El Haddadi de représenter le pays d’origine de son père.

Malgré cette réforme, la FIFA et le TAS ont une nouvelle fois dit « non ». La fois de trop pour le joueur et le Maroc ?