Municipales en Turquie: Istanbul, un objectif primordial pour l'opposition et le pouvoir

Réélu en 2023, le président Erdogan espère parachever sa victoire en s'emparant des grandes villes, en particulier Istanbul lors des municipales de ce dimanche 31 mars. Il y a cinq ans, la mégapole aux 16 millions d'habitants était passée à l'opposition.

Toutes les villes, arrondissements et villages du pays élisent aujourd'hui leur maire, mais c'est vers Istanbul que les regards sont tournés. Tout d'abord pour des raisons démographiques évidentes : Istanbul compte 16 millions d'habitants, ce qui veut dire qu'environ un Turc sur cinq y vit. Même si ce n'est pas la capitale de la Turquie, c'est sa vitrine mondiale et son poumon économique, puisqu'elle concentre un tiers du PIB national, pointe notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer.

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Cependant, pour le maire actuel Ekrem Imamoglu, candidat à un deuxième mandat, l'enjeu dépasse son maintien à la tête d'Istanbul : s'il gagne à nouveau, il imposera son statut de présidentiable au scrutin de 2028. Comme beaucoup de partisans d'Ekrem Imamoglu, Ayça, 62 ans, voit loin pour le maire actuel d'Istanbul : « Il sera président, c'est certain. Un très bon président, notre deuxième Atatürk, un leader pour son peuple, pour tout le peuple turc. »


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