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Municipales en Turquie : cinq choses à savoir sur la débâcle d'Erdogan et de l'AKP

Les élections municipales en Turquie dimanche constituent le pire revers électoral du président Recep Tayyip Erdogan depuis l'accession au pouvoir de son parti islamo-conservateur, l'AKP, en 2002.

Les élections municipales ont infligé, dimanche 31 mars, sa pire défaite au président turc Recep Tayyip Erdogan et à son parti islamo-conservateur, l'AKP, au pouvoir depuis 22 ans.

Cinq choses à savoir sur ce scrutin qui a viré à la débâcle du camp présidentiel.

Un scrutin local, des enjeux nationaux

En s'impliquant personnellement dans la campagne pour les élections municipales au côté des candidats de son parti, en particulier à Istanbul qu'il voulait à tout prix reconquérir, Recep Tayyip Erdogan a donné à ce scrutin local une résonance nationale.

Plus que la débâcle du candidat AKP dans la mégapole, le peu charismatique Murat Kurum, c'est celle du chef de l'État qui était abondamment commentée dimanche.

Son parti n'est pas parvenu à reprendre les grandes villes perdues il y a cinq ans, dont Istanbul et la capitale Ankara, mais il a perdu en plus des capitales provinciales dans la conservatrice Anatolie, considérées comme acquises de longue date.

Berk Esen, politiste à l'université Sabanci à Istanbul, a évoqué "la plus grande défaite électorale de la carrière d'Erdogan", notant à l'inverse que le CHP, premier parti d'opposition, a enregistré "son meilleur résultat depuis les élections de 1977".

Le poids de la crise économique

Cette désaffection s'est notamment traduite par une participation en recul par rapport à 2019.


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