Municipales : un second tour en juin si le coronavirus le permet

Faute d’un large consensus dans la classe politique, le gouvernement a dû trancher vendredi 22 mai pour la proposition qui contentait le plus de monde : un second tour des élections municipales le 28 juin. C’était, assure-t-on à Matignon, la moins mauvaise des solutions. Un second tour encore en pointillés, toutefois, qui se déroulera à condition que les conditions sanitaires le permettent. Le Conseil scientifique rendra un nouvel avis dans deux semaines. Le scrutin se déroulera de toute façon en pleine épidémie de coronavirus. Les règles seront donc très strictes. Un tiers du corps électoral concerné Quant aux assesseurs et scrutateurs, ils devront porter un masque chirurgical toute la journée. Un second tour qui concerne 4 816 communes et 16,5 millions d’électeurs, soit environ un tiers du corps électoral. Pour la plupart des maires encore en ballotage, il était temps que la démocratie reprenne ses droits, estime le socialiste Stéphane Le Foll. Mais pour d’autres élus comme Christophe Bouchet du Mouvement radical, un second tour en juin, c’est prendre le risque d’une très forte abstention, comme au premier tour. Quatre ministres sont en ballotage pour le second tour, dont le premier d’entre eux, Édouard Philippe, arrivé en tête dans sa ville du Havre (Seine-Maritime).