Municipales : pourquoi on risque de devoir (presque) tout recommencer

*

Alors que le France vit une crise sanitaire majeure, les élections municipales s’affirment comme l’enjeu dérisoire d’une classe politique incapable de sérier les priorités. Après s’être renvoyés la responsabilité de l’organisation du premier tour ce dimanche 15 mars alors que la vague épidémique de Coronavirus était en train de s’abattre sur la France et qu’un confinement général s’annonçait, les politiques se sont donc écharpés sur la date de dépôt des listes pour le second tour des municipales. Sur environ 35.000 communes en France, 4.816 sont concernées par ce second tour, selon les chiffres figurant dans l’étude d’impact de la loi d’urgence discutée au parlement.

L’ASSEMBLÉE AURA LE DERNIER MOT SUR LE SÉNAT

L’opposition tenait à aller vite, pour ne pas laisser le temps à la République en marche de nouer des alliances. Jeudi, le Sénat à majorité LR a ainsi fixé un dépôt des listes au plus tard le 31 mars pour le second tour, un délai « jugé trop court » par le gouvernement. Ce dépôt serait « prématuré, en plein confinement » et alors que des décès de candidats pourraient intervenir, a observé la député LREM Marie Guevenoux en commission vendredi.

L’Assemblée nationale aura le dernier mot sur le Sénat. Mais ces désaccords vont nécessiter la réunion d’une commission mixte paritaire, réunissant 7 députés et 7 sénateurs dans la soirée de vendredi ou samedi pour tenter un compromis, avant que les deux chambres ne siègent à nouveau, sans doute jusqu’à dimanche.

Lire la suite