Municipales: Olivier Faure attend maintenant d'Emmanuel Macron qu'"il écoute"

Jérémy Maccaud
Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, invité de BFMTV lundi 29 juin 2020 - BFMTV

Les élections municipales de 2020 ont enfin livré leur verdict, trois mois après leur premier tour et une crise sanitaire et économique sans précédent. Et le constat est sévère pour le parti au pouvoir - ainsi que pour la droite en général - le désastre annoncé pour la République en marche (LaREM) s'étant confirmé, emportée par une véritable "vague verte" dans plusieurs très grandes villes de France. Invité de RMC et BMFTV ce lundi matin, Olivier Faure estime qu'il est désormais temps pour Emmanuel Macron de tirer les leçons de ce scrutin en écoutant davantage les Français.

"Il nous avait dit il y a un an après les gilets jaunes, 'il y aura un acte 2, formidable, je serai plus social'" rappelle le Premier secrétaire du Parti socialiste sur notre antenne. "Qu'est-ce qu'on a eu? La réforme des retraites et la réformes de l'assurance chômage! Franchement, c'était exactement l'inverse de ce qu'il fallait faire" tonne l'élu.

S'appuyant sur les travaux réalisés et dévoilés il y a peu par la Convention citoyenne sur le climat (CCC), mise en place à la suite de la crise des gilets jaunes et du grand débat qui s'en était suivi, le chef des socialistes est d'accord pour donner une nouvelle chance au président de la République quand il évoque un "acte 3" axé sur l'écologie: "Je dis 'banco, chiche'". Notre invité propose ainsi que soit soumis à un référendum certaines des mesures fortes proposées par la Convention, comme l'introduction de la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution et la création d'un crime "d'écocide", même si les contours que pourraient prendre cette dernière mesure sont pour l'heure difficiles à établir.

Face aux résultats de ce dimanche soir et aux enseignements qui doivent en être tirés, Emmanuel Macron peut au moins compter sur un rendez-vous qui tombe à pic: c'est en effet ce lundi qu'il doit recevoir les 150 membres de la CCC dans le parc de l'Elysée. L'occasion pour le chef de l'État, à en croire ce que la présidence a communiqué à l'Agence France-Presse (AFP), d'apporter des reponses "fortes", notamment par le biais d'un discours "offensif" qu'il prononcera à cette occasion.

Article original publié sur BFMTV.com