Municipales : pour LREM, Paris n’est décidément pas une fête

*

Lors de la campagne présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon avait popularisé la théorie dite du « casse-noix », Emmanuel Macron d’un côté, lui de l’autre. Et au milieu, à son grand plaisir, le parti socialiste transformé « en huile ». A Paris, c’est à présent à la République en marche qu’on peut promettre ce destin liquide, écrasée entre Anne Hidalgo d’un côté et Rachida Dati de l’autre.

Si Lyon était le répère historique des marcheurs, serrés autour de l’autrefois fidèle Gérard Collomb, le premier à avoir su lire la destinée présidentielle d’Emmanuel Macron, Paris était pourtant vouée à devenir leur port d’attache. Dans la capitale, au premier tour de la présidentielle, l’ancien ministre de l’Economie avait réuni 34,83 % des voix. Aux législatives, 14 députés y étaient élus sous la bannière LREM. Aux Européennes de mai 2019, la liste Loiseau émargeait en tête à l’intérieur du périphérique, recueillant 32,92 % des suffrages. La ville semblait tout simplement imperdable pour une majorité qui avait abordé cette toujours très complexe bataille de Paris avec excès de confiance, voire même une grosse dose d’arrogance. Seul suspense à en croire à l’époque les responsables de La République en marche c’était il y a un an : à quel moment Emmanuel Macron choisirait-il de « débrancher » le candidat dissident Cédric Villani, lui-même ancien président du comité de soutien à Anne Hidalgo ? Quand ce dernier scellerait-il son alliance avec le candidat officiel du château, Benjamin Griveaux ?


Lire la suite