Municipales : "La data ne remplace pas l'importance des moyens humains d'une campagne"

Pour les prochaines élections municipales, l'entreprise eXplain propose aux candidats qui le veulent une application intitulée "Pivot" qui, grâce à son modèle statistique, cible en priorité les bureaux de vote pouvant faire basculer l'élection. Ce service coûte entre 1.000 euros et "plusieurs dizaines de milliers d'euros", en fonction de la taille de la commune. Guillaume Liegey, fondateur et directeur général de la société, évoque pour le JDD les enjeux autour de l'émergence de la data en politique... qui ne remplace pas, précise-t-il, l'aspect humain d'une campagne.

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L'utilisation des données en politique est-elle un mouvement inéluctable?
Une grande partie du marché doit encore être convaincue de l'utilisation des outils comme les nôtres. Mais le secteur de la donnée électorale évolue par coups d'accélération, surtout au gré des présidentielles. En parallèle, les dynamiques sociales et électorales changent elles aussi très vite. Il peut être très compliqué de comprendre aujourd'hui où aller chercher des voix, que vous soyez candidat d'En marche ou issu d'un parti installé depuis longtemps sur un territoire. La donnée devient alors un outil fiable d'aide à la décision. Mais elle ne remplace pas l'importance des moyens humains que nécessite une campagne. Tout n'est pas robotisable.

Le porte-à-porte "reste l'un des moyens les plus efficaces pour faire campagne"

L'intelligence artificielle se met donc au...


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