Municipales : les clés du second tour du scrutin à Paris

L'une des élections municipales les plus folles que la capitale ait vécues– elle en a pourtant connues d'assez rocambolesques – s'achève dimanche. Trois mois et demi auront séparé les deux tours, bousculés par une pandémie meurtrière (+160% de mortalité à Paris en mars-avril), un confinement inédit et une crise économique imprévue. "Ce serait une erreur de penser qu'il ne s'agit que de boucler une élection interrompue, éclipsée par la crise, observe Bruno Cautrès, chercheur CRNS au Cevipof*. En réalité, les enjeux sont très importants.

Les résultats détermineront, au-delà de Paris, la stratégie des organisations politiques au niveau national pour les scrutins à venir, les cantonales, les régionales et la présidentielle de 2022." Et pour les Parisiens, ce second tour – 2 duels, 11 triangulaires et 3 quadrangulaires – conditionnera les six ans à venir.

Anne Hidalgo, un enjeu à portée nationale

La maire PS sortante a réussi son premier tour (29,3%), distançant nettement ses deux rivales, Rachida Dati (LR, 22,7%) et Agnès Buzyn (LREM, 17,3%). Elle a depuis fusionné ses listes avec celles du Vert David Belliard (10,8%), et apparait comme favorite – elle est créditée de 44% dans notre dernier sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, publié vendredi.

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"L'enjeu pour Anne Hidalgo est de s'assurer une réélection sans appel, en conservant les arrondissements de gauche [Paris Centre, 10e, 11e, 12e, 13e...


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