Municipales : une campagne électorale pour le second tour inédite

C’est sans doute l’une des campagnes les plus singulières que les candidats s’apprêtent à mener dans une France encore plongée dans l’incertitude. Les électeurs sont davantage préoccupés par les annonces du déconfinement que par le programme de leurs futurs édiles. Les candidats aux municipales ont repensé leur stratégie. Conditions sanitaires obligent, les outils au service de la campagne ont dû être revu : courrier, appels, réseaux sociaux au détriment du porte-à-porte. Avantage aux sortants Les programmes aussi ont été un peu remaniés avec davantage de propositions environnementales ou locales. La campagne officielle démarre le 15 juin. Il faut se reconnecter à ses électeurs faute de meetings et les candidats sortants ont l’avantage. Le défi de tous sera de convaincre les électeurs de voter pour éviter une très forte abstention. Pour LREM, le risque c’est le vote sanction. A Paris, la liste d’Agnès Buzyn est troisième selon les sondages derrière les Républicains et l’alliance PS-EELV. Le Rassemblement national pourrait remporter Perpignan avec Louis Aliot.