Municipales: après l'intervention ratée de Macron auprès de Villani, le dépit des dirigeants de LaREM

Après son entretien avec le chef de l'État, le candidat marcheur dissident à Paris a fait comprendre qu'il poursuivrait sa démarche "indépendante". Un choix qui illustre la difficulté du parti - même son fondateur - à imposer une discipline.

"La belle affaire", serait-il capable de commenter. Après s'être vu reprocher de laisser Benjamin Griveaux et Cédric Villani s'écharper à Paris, Emmanuel Macron a finalement tenté une médiation pour mettre un terme à un imbroglio qui, politiquement, risque de lui coûter cher. Bien mal lui en a pris: à la suite de l'entretien d'une heure sollicité par le chef de l'État au mathématicien pour lui demander de se "rapprocher" de Benjamin Griveaux, le dissident a purement et simplement refusé.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses voix réclamaient pourtant une prise de position présidentielle afin de "siffler la fin de la récréation" et de donner un soutien clair au candidat investi par LaREM - à l'image de celui exprimé par Édouard Philippe dès septembre.

"Mais cette réunion de dimanche à l'Élysée, ça n'est pas bien joué pour le président de la République, parce que ça l'affaiblit", constate, amer, un haut cadre du parti.

"Que des perdants"

Cédric Villani, qui a ajouté à son agenda une réunion publique lundi soir au moment même où son rival tiendra son deuxième meeting, est-il désormais condamné à être exclu de LREM? 

"Cédric Villani a fait le choix de la rupture avec le président de la République, il sort enfin de l'ambiguïté. Maintenant les choses sont très claires, on va enfin pouvoir parler de Paris et des Parisiens, c'est tant mieux", indique un proche du candidat Griveaux.

"Il faut faire attention,...

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