Les municipales 2020 commencent mal pour LREM

Astrid de Villaines
Le patron du parti LREM, Stanislas Guérini et le Premier ministre Edouard Philippe, en septembre 2019.

POLITIQUE - “Les municipales, ça va être un sacré bordel”. Voilà comment un parlementaire En Marche évoquait le scrutin de mars 2020 il y a quelques semaines. Et pour cause. Les premières élections municipales depuis la grande recomposition politique imposée par l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 s’annoncent compliquées pour le parti présidentiel. 

Entre dissidences dans des villes symboliques comme Paris ou Lyon, candidats qui ne veulent plus de l’étiquette comme à Lille ou cas locaux qui font bondir des poids lourds du parti comme à Chelles (Seine-et-Marne), l’élection intermédiaire de 2020 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. À quatre mois du scrutin, le HuffPost fait le point.

Le cas Villani fait des petits

Paris, ville symbolique qu’Emmanuel Macron aimerait ravir à la maire sortante socialiste Anne Hidalgo a donné le “la” dès la rentrée de septembre. La dissidence de Cédric Villani qui n’a pas accepté la décision de LREM d’investir son rival Benjamin Griveaux met à mal la stratégie présidentielle dans la capitale. 

Divisé, le parti peine à rattraper la maire sortante dans les sondages. Une stratégie perdante qui commence à faire des petits. À Lyon, Metz ou Sens, des candidatures dissidentes se font jour et ce n’est pas fini.

“Je n’ai pas quitté le PS pour enfiler des perles”

À Montpellier, par exemple, le député LREM Patrick Vignal assure au HuffPost qu’il se présentera quoiqu’il arrive à l’Hôtel de Ville, même sans l’investiture de son parti qui doit se pencher sur le cas de la ville jeudi 14 novembre.

“J’incarne les valeurs d’En marche!, je n’ai pas quitté le PS pour enfiler des perles. J’irai jusqu’au bout”, nous fait savoir ce soutien d’Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale, avant d’ajouter dans un sourire: “S’ils me virent, c’est leur problème, mais ils ne virent pas...”.

“Dans l’ancien monde, Cédric Villani aurait été exclu”, répond, à propos du cas parisien, le jeune secrétaire d’État Gabriel Attal, invité du “Grand rendez-vous” sur Europe1 et...

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