Municipales 2020: À Perpignan, le candidat LREM se retire, sa colistière soutient Aliot et le RN

Anthony Berthelier
À Perpignan, le candidat LREM se retire, une de ses colistières soutient Aliot (ici le 12 janvier 2020) et le RN 

POLITIQUE - “Pour moi, c’est non au front républicain, oui à Louis Aliot.” C’est ainsi que débute, en lettres capitales, le message de Josiane Cabanas sur les réseaux sociaux. Cette conseillère municipale de Perpignan, dixième sur la liste LREM de Romain Grau, désormais retirée de la course à la mairie, soutient officiellement le Rassemblement national pour le second tour des élections municipales. 

L’élue a publié ce message ce vendredi 29 mai sur son compte Facebook, suite au désistement la veille de Romain Grau. Le député des Pyrénées-Orientales, arrivé en quatrième position au premier tour, ayant décidé de retirer sa candidature pour faire barrage à Louis Aliot. 

“Je dis chiche!”

“Je ne peux me résoudre à voir le Rassemblement National faire de notre ville un laboratoire de l’idéologie populiste d’extrême-droite comme il l’annonce depuis déjà plusieurs années”, écrivait-il. 


Mais Josiane Cabanas n’a pas la même opinion. Celle qui était auparavant élue dans la majorité Les Républicains avant de rejoindre la candidature du parti présidentiel dit “chiche!” et annonce soutenir Louis Aliot pour qu’il “rende à (ma) ville dignité et fierté, qu’il lui redonne de la sécurité et du bien vivre, pour que la rue redevienne un espace citoyen propre et sûr.”

“Si je me revendique comme une femme de droite pétrie des convictions et des valeurs qui vont avec, ce n’est pas pour faire le jeu de la gauche ripolinée de vert”, explique la conseillère municipale. Et elle ajoute: “Je suis convaincue que l’opération sauvetage de Perpignan passe par le vote Louis Aliot et je l’assume.”


Un choix qui, s’il n’a évidemment pas le poids politique de l’accord entre Gérard Collomb et la droite lyonnaise de Laurent Wauquiez, constitue un deuxième revirement baroque en deux jours pour La République en Marche. 

À Perpignan, le candidat du Rassemblement national était arrivé en tête au soir du premier tour avec 35% des voix, devant le maire sortant Les Républicains Jean-Marc Pujol (18%), la candidate...

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