Municipales : les écologistes prêts à franchir une étape historique

Il y a encore trois ans, ils n'avaient pas de candidat à la présidentielle, une première depuis la campagne de René Dumont en 1974. Sortis exsangues du quinquennat de François Hollande, ils ne parvenaient pas à faire élire le moindre député, et en étaient réduits à vendre le siège de leur parti pour sauver les meubles… Ce dimanche, au matin du deuxième tour des élections municipales, voilà les écologistes aux portes du pouvoir des plus grandes villes françaises. Et quel que soit le nombre de cités prises, ils devraient être, dimanche soir, les grands vainqueurs du scrutin.

Parce que LREM, qui subit une déroute, a échoué à s'implanter. Parce que la droite, qui croyait faire son grand retour, ne revient aux avant-postes ni à Paris, ni à Lyon, et a de grandes chances de perdre Marseille. Parce que le Rassemblement national, même s'il l'emporte à Perpignan, ne sera pas parvenu à étendre son emprise. Et parce que le Parti socialiste, s'il conserve de beaux restes çà et là, continue son inexorable plongeon.

Le temps "de l'accession au pouvoir"

"Nous sommes face à l'Histoire", veut croire Yannick Jadot, tête de liste aux élections européennes de 2019. Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Besançon, Orléans, Annecy, Poitiers, Metz, Tours… Les Verts ambitionnent très sérieusement de conquérir plusieurs de ces grandes villes alors qu'au début de la campagne, la plupart de leurs têtes de liste étaient de parfaits inconnus. À en croire les sondages, la vague verte appro...


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