Municipales à Paris: grand meeting d’Anne Hidalgo pour reconquérir la ville

Anne Hidalgo a réuni ses partisans dans une salle de spectacle parisienne du 18e arrondissement, l’Élysée Montmartre, pour ce que son équipe a nommé son « Grand meeting ». Devant près d'un millier de personnes, à un peu plus de deux semaines d’un premier tour décisif, la maire sortante de Paris a sonné la mobilisation pour essayer d’être réélue.

Devant ses partisans, Anne Hidalgo a voulu défendre son bilan : « Oui, mes amis, en 6 ans, beaucoup a été fait. Je vais vous faire une confidence : 6 ans en fait, c’est court. »

Alors ce que veut Anne Hidalgo, c’est six ans de plus à la mairie de Paris. Devant une salle enthousiaste, elle a égrainé ses propositions en matière de logement social, de lutte contre les discriminations, d’écologie, mais elle a aussi planté le décor d’un duel à trois, avec Agnès Buzyn et Rachida Dati.

Dati crainte par les militants

Agnès Buzyn est décrite comme inféodée à Emmanuel Macron. « Paris n’est pas une récompense pour services rendus », assène Anne Hidalgo. Rachida Dati, elle, est dépeinte comme la représentante d’une droite dure : « D’autres voudraient un Paris de l’entre-soi, aseptiser la ville, rejeter ce qui les encombre au dehors. »

Dans la salle, les militants craignent plus Rachida Dati : « C’est une femme qui s’est battue. Moi, je ne l’aime pas du tout. Mais j’avoue qu’elle est capable de parler à un public populaire », dit l'un. Pour une autre militante, Agnès Buzin est « une candidate qui arrive un mois avant et qui ne s’est jamais préoccupée de Paris. Ce n’est pas sérieux ! »

Alors la carte qu’Anne Hidalgo veut jouer, c’est de se présenter comme la candidate de l’avenir contre « les partisans du retour en arrière. Il nous reste deux semaines. »

Anne Hidalgo doit mobiliser car, même si elle est en tête dans les sondages, l’élection est très ouverte. « Je serai là pour bâtir un Paris en commun. »