Municipales à Marseille : tout va se jouer dans les secteurs

A Marseille, la bataille des municipales prend une tournure quasi nationale. Entre accusations de corruption, clivage gauche-droite, affrontements des partis dans les arrondissements et opposition entre quartiers modestes et quartiers riches, ces élections ont un fort enjeu politique. Le scrutin va aussi permettre d'évaluer les rapports de force politique dans la ville, après le long épisode Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille depuis 1995, qui a renoncé à briguer un cinquième mandat.

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Un mode de scrutin par secteur

Politiquement, se joue une pièce où les cavaliers seuls, tels Bruno Gilles (sénateur des Bouches-du-Rhône, candidat dissident Les Républicains) ou Samia Ghali (sénatrice des Bouches-du-Rhône, ex-PS), se heurtent aux coalitions partisanes et où le candidat La République en marche (LREM) sans expérience ni implantation, fait face à un jeu qui semble le dépasser. Le Rassemblement national, relativement bien implanté dans certains arrondissements, affronte de son côté les grandes coalitions traditionnelles que sont les forces de gauche et celles de droite.

Sociologiquement, les résultats du premier tour des municipales révèlent les fractures de la ville : quartiers modestes qui se tournent plutôt vers la gauche, quartiers en très grande précarité qui peuvent être séduits par le RN, arrondissements aisés, qui sont en général séduits par la droite.

Outre ces enjeux forts, la...


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