Municipales : à Marseille, la droite agite le chiffon rouge

Par Audrey Emery
LePoint.fr
Ex-favorite, la candidate LR Martine Vassal pourrait perdre les municipales face au Printemps marseillais.
Ex-favorite, la candidate LR Martine Vassal pourrait perdre les municipales face au Printemps marseillais.

La deuxième ville de France va-t-elle basculer le 28 juin dans l'escarcelle du Printemps marseillais, hétéroclite coalition de gauche ? Notre enquête.


« Mélenchon est en train de faire un putsch sur la deuxième ville de France, il ne faut pas que les Marseillais se laissent voler leur élection ! » La candidate Les Républicains Martine Vassal ne fait pas dans la demi-mesure pour alerter les électeurs d'une possible victoire du Printemps marseillais, arrivé en tête du premier tour des municipales, le 15 mars, avec seulement 1 812 voix d'avance sur sa candidature.

Coalition de collectifs de citoyens et de partis de gauche (PS, PC, LFI, Génération•S, Nouvelle Donne, Place publique…), rejointe dans l'entre-deux-tours par EELV, l'hétéroclite Printemps marseillais a en effet reçu le soutien du chef de file des Insoumis, mais tardivement et du bout des lèvres. Depuis sa tentative avortée fin 2019 d'unir une gauche alors éparpillée, le député des Bouches-du-Rhône est resté en retrait de la campagne des municipales.

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La tête de liste du mouvement, Michèle Rubirola, a en revanche reçu un soutien appuyé du patron des Verts Yannick Jadot, venu lui rendre visite le 15 juin, et du maire (EELV) de Grenoble Éric Piolle, dont elle se sent très proche. De quoi apporter de l'eau au moulin de la droite, qui y voit un signe de plus de la radicalité de son projet. « Il a fait comme moi un grand arc humaniste pour gagner sa ville, il fait partie de ma famille politique », défend Michèle Rubirola.

Cette médecin, qui s'est d'abord engagée dans les années 1970 dans le Larzac et au sein de l'Organisation communiste des travailleurs, avant de rejoindre les Verts au début des années 2000, assume son parcours : « Pour moi, l'écologie politique n'est pas de droite. C'est un projet de société humaniste, ancré dans les solidarités, affirme cette élue du département, qui refuse (...)

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