Municipales : à Lyon, le front anti-Verts joue le tout pour le tout

C'est une grande tablée de fin de campagne. "Pour le dernier jour, je me lâche, je vais prendre des rognons", indique au serveur Yann Cucherat, candidat à la mairie de Lyon et poulain de Gérard Collomb, le maire sortant. En ce vendredi baigné de soleil, le plat est lourd mais l'ambiance légère. Il y a encore quelques mois, pourtant, personne n'aurait osé imaginer que les candidats de la droite et ceux soutenus par Gérard Collomb se retrouveraient pour partager ce dernier repas. L'alliance de second tour scellée entre les macronistes et la droite wauquiéziste en a stupéfié plus d'un. Quelques minutes plus tôt, sur le marché, une colistière de Cucherat tentait de rassurer une passante perturbée par cet attelage : "C'est une alliance de circonstance, il faut sauver Lyon du péril vert!"

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En quelques jours, la capitale des Gaules est aussi devenue celle du front anti-écologiste. C'est ici qu'a été édifiée le plus rapidement la digue censée protéger la ville de la vague verte incarnée par Grégory Doucet, donné comme le grand favori.

Une campagne de second tour "plus agressive"

"On a été les premiers à le faire, depuis nous avons été largement suivis", sourit avec malice Gérard Collomb, confortablement installé dans le canapé de cuir de ce qui est pour quelques jours encore son bureau de maire. "Les Verts ont l'air sympathiques, mais ils sont dogmatiques : ils opposent l'économie et l'écologie, ici, cela fait ...


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