Municipales : à Lyon, les écolos tournent brutalement la page Collomb

L'écologiste Grégory Doucet l'a emporté à Lyon.

C’est très probablement cet inconnu qui va s’installer à la mairie de Lyon. L’écologiste Grégory Doucet, 46 ans, a largement remporté le second tour à la tête d’une liste d’union de la gauche, ce dimanche. Ce cadre dirigeant à l’ONG Handicap International, qui n’avait jamais connu de mandat électoral, a obtenu plus de 50% des voix, selon les estimations de trois instituts de sondage. Il devance de loin Yann Cucherat, qui menait l’alliance entre les troupes de Gérard Collomb et Les Républicains, et Georges Képénékian, ancien du camp Collomb parti en dissident.

Manœuvre désespérée.. et ratée

Le coup de tonnerre avait retenti dès le premier tour sur la capitale des Gaules, avec l’émergence spectaculaire du candidat d’Europe Ecologie-Les Verts. Distancé, Gérard Collomb avait tenté une manœuvre désespérée en négociant directement avec Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pour conclure une alliance avec la droite. L’ex-ministre de l’Intérieur redoutait de voir son agglomération tomber aux mains des écologistes. Au passage, celui qui présidait aux destinées lyonnaises depuis 2001 s’était retiré de l’élection à la métropole.

Même ce spectaculaire retournement, accueilli par des hauts cris dans le camp macroniste, n’aura pas suffi à enrayer la poussée écolo entre Rhône et Saône. En rassemblant autour de lui le PS, le Parti communiste et La France insoumise, Grégory Doucet a poussé son avantage. Mais l’avenir de Lyon n’est pas encore joué. L’essentiel des pouvoirs se situe au siège de la métropole, cette collectivité géante créée par Gérard Collomb, qui fait l’objet d’une autre élection en parallèle. Arrivés en tête dans la majorité des circonscriptions métropolitaines au premier tour, les écolos et leurs alliés peuvent espérer l’emporter au troisième tour, c’est à dire lors de la désignation du futur président de la métropole.

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