Muguet : les demandeurs d'asile en renfort pour la récolte

France 3
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Certains demandeurs d'asile ont traversé la ville de Nantes (Loire-Atlantique) à pied, d'autres dormi dehors pour être sûrs de ne pas manquer le rendez-vous du bus, qui les emmènera vers les champs de muguet. "Là (…) on a des problèmes de transport, ça va être chaud. Il est en retard de 35 minutes, alors qu'on doit travailler avant six heures", commente l'un d'eux. La cueillette du muguet ne dure qu'une dizaine de jours, et se déroule dès l'aube, afin d'éviter que le soleil n'abîme les clochettes.

Plusieurs équipes de demandeurs d'asile, payés au SMIC, travaillent sur une parcelle. Cette semaine de travail sera leur seul revenu pour ceux dont la procédure passe en accéléré, et un complément précieux pour tous les autres, qui perçoivent une petite allocation. "Je suis chef-cuisiner, boulanger-pâtissier, et j'ai aussi travaillé dans le forage, j'ai été opérateur dans le workover chez moi, indique Martial Massengo. Malheureusement je me retrouve ici demandeur d'asile, et je ne peux pas exercer mon métier, puisque je n'ai pas de papiers qui vont me donner le droit de travailler."

Une des seules possibilités de travailler pour les demandeurs d'asile

Le maraîcher emploie plus de 1 000 saisonniers pour le muguet, parmi lesquels 180 personnes recrutées chaque année par l'association Migrants Intégration. "Depuis 16 ans qu'on travaille avec eux, ça nous permet de compléter nos effectifs de cueilleurs et aussi de chefs d'équipe ", explique Thibaud Vinet, chef de cueille. (...)

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