Mozambique: Quelimane, la nouvelle «ville des vélos»

À Quelimane, la quatrième plus grande ville du Mozambique, le sous-développement urbain et la croissance du chômage obligent les jeunes à chercher des emplois alternatifs. Quelimane compte aujourd’hui près de 10 000 chauffeurs de vélo-taxi et devient la « ville des vélos ».

Avec notre envoyée spéciale à Quelimane, Ligia Anjos

Dans la province de Zambezia, les voitures et les bus ont été remplacés par le vélo, désormais le transport le plus populaire. Joseph a 24 ans, il est chauffeur de vélo-taxi depuis cinq ans : « Il n’y a pas d’emplois. Beaucoup d’entre nous étudient, ils terminent leurs études et ils ne trouvent pas de postes. »

Il travaille tous les jours entre 7 et 17 heures. Gagner sa vie est d’autant plus difficile que la concurrence est rude entre les vélos-taxis : « Nous n’avons pas beaucoup de clients car nous sommes nombreux à faire ce travail dans la ville de Quelimane. Nous sommes des milliers. J’ai des trajets pour lesquels je gagne 10, 15 ou 20 meticais et nous gagnons 100 ou 200 meticais par jour. » Un revenu qui ne dépasse pas les trois euros par jour.

Sur une autre avenue, Auber est lui aussi vélos-taxis depuis 2001 : « Nous n’avons pas d’argent, nous souffrons et la famille est loin. »

Les Mozambicains doivent ainsi inventer des stratégies pour faire face à la crise économique et sociale. Les vélos-taxis sont apparus dans les années 1990 et se sont multipliés depuis 2006 transformant la ville de Quelimane en ville des vélos.


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